Le Conseil des ministres a approuvé une loi-programme ce mardi. Elle prévoit notamment la mise en oeuvre d’une série de mesures concernant l’emploi des travailleurs âgés, la formation des travailleurs, le congé éducatif, l’adaptation du régime des vacances annuelles des travailleurs aux normes européennes ainsi que l’augmentation des cotisations patronales en cas de prépension.
En ce qui concerne les travailleurs âgés, la loi-programme adapte la législation relative aux licenciements collectifs. Jusqu’à présent, lorsqu’un licenciement collectif intervenait au sein d’une entreprise, l’employeur était entièrement libre dans le choix des travailleurs pour qui le contrat de travail était résilié. Un dispositif qui aboutissait le plus souvent à ce que les travailleurs âgés en fassent les frais.
Désormais, l’employeur qui procédera à un licenciement collectif devra veiller au respect de la pyramide des âges de l’entreprise. À cette fin, les travailleurs seront répartis en 3 catégories (les moins de 30 ans, les 30-49 ans et les plus de 50 ans et plus). Le rapport de ces catégories entre elles devra être respecté après les licenciements. Il ne sera dès lors plus possible de licencier tous les travailleurs âgés (ou tous les jeunes travailleurs), comme c’est souvent le cas.
En cas de non-respect, l’employeur perdra le droit à la réduction structurelle et aux réductions pour les groupes-cibles des cotisations patronales de sécurité sociale pour une période de deux ans pour les travailleurs âgés d’au moins 50 ans et qui sont licenciés dans le cadre de la restructuration.
Par ailleurs, chaque entreprise devra chaque année mettre en oeuvre un plan concret et adapté à sa taille pour l’emploi des 50 ans et plus dans lequel le chef d’entreprise mentionnera les efforts que l’entreprise entreprendra pour le maintien au travail des travailleurs âgés, et le cas échéant, en vue d’en engager davantage.
Le SPF Emploi mettra un modèle de plan à disposition des entreprises dont le contenu pourra varier en fonction de la taille de l’entreprise. Les entreprises de moins de vingt travailleurs sont dispensées de cette obligation.
Fondé en 2010, le Labratoire pour l'égalité rassemble en France, des entreprises, associations, des élus, soucieux de faire avancer l'égalité entre hommes et femmes. Le film ci-dessus et quatre affiches sont conçus pour que les hommes au travail ne puissent plus ignorer ce que les femmes ressentent quand ils les ignorent. On y voit des hommes dans différentes situations de la vie professionnelle se parler entre eux alors que leurs collègues femmes tentent de s'exprimer. Une femme commence une présentation, son collègue lui passe devant et occupe tout l’espace physique et sonore. Un autre arrache un café des mains d’une autre qui passe par là… Les hommes les ignorent au point de s’asseoir sur le siège sur lequel elles sont déjà assises. Conscients ou inconscients, ces comportements ont pour effet de rendre beaucoup de femmes invisibles ou inaudibles sur le lieu de travail. L’association Financi’elles l’avait déjà mis en exergue en décembre dernier : présentant une étude sur les attentes en matière d’égalité, Financi’elles avait donné la parole à des managers qui ne confiaient pas les postes à responsabilité aux femmes persuadés qu’elles n’en avaient pas envie… Bref, quand elles disent oui pour les postes à responsabilité, ils entendent non.
Organisée par l'Institut syndical européen (ETUI) et le Conseil de l'égalité des chances entre les hommes et les femmes
Lieu: SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, rue Ernest Blerot 1, 1070 Bruxelles
Dans la plupart des pays, la majorité des atteintes à la santé parmi les travailleuses reste ignorée par les systèmes de déclaration, de reconnaissance et d’indemnisation des maladies professionnelles. Ceux-ci agissent comme des filtres de différentes natures (conceptuels, institutionnels, législatifs, sociaux et culturels) qui rendent invisibles les atteintes à la santé des femmes liées au travail, en particulier les cancers et problèmes de santé mentale. Ces effets sont même démultipliés quand les travailleuses sont sous contrat précaire ou sont des migrantes.
Programme
Présidence de la journée : Françoise Goffinet, Secrétaire du Conseil de l'égalité des chances entre hommes et femmes
9.30 Accueil
10.00 Discours de bienvenue
10.15 La reconnaissance des maladies professionnelles au Québec: enjeux pour les travailleurs et les travailleuses Katherine Lippel, professeure titulaire, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit de la santé et de la sécurité du travail, Université d'Ottawa
10.45Genre et reconnaissance des maladies professionnelles en Suisse: le cas des troubles musculosquelettiques Isabelle Probst, doctorante, université de Lausanne, chargée de recherches à la Haute école du travail social et de la santé, Lausanne
11.15 Questions/Réponses
11.30 Pause café
11.45 Perspective de genre en santé et sécurité au travail Kaisa Kauppinen, Research professor, Finnish Institute of Occupational Health
12.15 Questions/Réponses
12.30 Pause déjeuner
13.30 Femmes et maladies professionnelles : le cas de la Belgique Laurent Vogel, directeur du département Conditions de travail, santé et sécurité de l'Institut syndical européen
14.00 De la division sociale et sexuelle du travail à l'invisibilisation des cancers d'origine professionnelle chez les femmes : une analyse à partir de l'expérience du GISCOP93 en Seine-Saint-Denis Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire INSERM, Groupement d'intérêt scientifique de surveillance des cancers d'origine professionnelle (GISCOP93), Université Paris 13 Est
Michelle Paiva, doctorante en sociologie à l'Université Paris 10 sous la direction de Danièle Linhart (Comité de thèse Annie Thébaud-Mony et Danièle Linhart)
14.30 Les cancers du sein d'origine professionnelle : l'étude Cécile Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Unité 754 : Épidémiologie environnementale des cancers (à confirmer)
15.00 Table ronde avec les différents intervenants
16.00 Clôture
Langues de travail : français, néerlandais, anglais
Interprétation assurée de et vers ces trois langues
Dans la petite ville de Jackson, Mississippi, durant les années 60, trois femmes que tout devait opposer vont nouer une incroyable amitié. Elles sont liées par un projet secret qui les met toutes en danger, l’écriture d’un livre qui remet en cause les conventions sociales les plus sensibles de leur époque. De cette alliance improbable va naître une solidarité extraordinaire. À travers leur engagement, chacune va trouver le courage de bouleverser l’ordre établi, et d’affronter tous les habitants de la ville qui refusent le vent du changement.
Quinze entreprises ont vu leur engagement en matière de diversité récompensé, ce mercredi 14 décembre, à La Bellone (www.bellone.be). Remis par le Ministre Benoît Cerexhe et le Directeur Général d’Actiris Gregor Chapelle, les labels soulignent l’attachement de ces entreprises à la non-discrimination et leurs efforts constants de conciliation entre enjeux économiques et sociétaux.
Ce sont ainsi Atelier Groot Eiland, Aylin, le CHU Brugmann, Colruyt, Eko Services Bruxelles, For.e.t., L’Oréal, Mediamarkt Woluwe-Saint-Lambert, Partena CAF, Radisson Blu Hotel, Rail Gourmet, Schneider Electric, Sodexo, Sunworks Bruxelles et USG Innotiv Engineering qui ont vu leurs actions en faveur du renforcement de la diversité mises en valeur et encouragées.
La diversité : le contenu d’abord
La cérémonie de remise des labels s’est tenue au terme d’une matinée jalonnée de plusieurs interventions, rappelant à chacun que la diversité est avant tout affaire de contenus.
Tout d’abord, le Centre de recherche Metices (ULB) a présenté les résultats de sa mission d’évaluation du dispositif des plans de diversité, présentation commentée par divers acteurs de la lutte contre les discriminations et la promotion de la diversité sur le Marché de l’emploi bruxellois. Le rapport final d’évaluation sera bien évidemment rendu public début 2012.
Ensuite, l’intervention de M. Edwin Hoffman, auteur de, entre autres, « Interculturele gespreksvoering. Theorie en praktijk van het TOPOI-model », a été l’occasion de développer son approche nuancée de l’interculturalité. Intitulé « Rencontre de personnes, pas de cultures », l’exposé développait et illustrait notamment l’idée que, si les appartenances multiples des personnes (religieuses, ethniques, nationales) constituent des éléments déterminants de leurs identités, elles ne sauraient s’y réduire.
Enfin, un film d’une dizaine de minutes a permis d’appréhender dans le concret les contenus des plans de diversité de chacune des entreprises labellisées, film qui sera très prochainement mis en ligne !
Le label : un processus plutôt qu’un aboutissement
La diversité recouvre des problématiques variées et concrètes : elle doit donc être approchée avec pragmatisme. Ainsi, le label ne constitue-t-il pas le « bout du chemin ». Pour rappel, fondé sur une analyse des besoins et un plan d’actions ciblant 6 enjeux de non-discrimination, il valorise et souligne les efforts fournis par les entreprises concernées sur les deux années écoulées.
Cela ne signifie pas la fin du processus, loin s’en faut : c’est avec enthousiasme que les représentants des entreprises concernées insistent sur la continuité nécessaire de leurs actions. L’ensemble des entreprises labellisées a en effet souhaité poursuivre leurs politiques dans le cadre d’un nouveau plan de diversité (dit « plan de consolidation »), continuation concrète du premier plan d’action, sans cofinancement régional. Un message encourageant pour toutes les entreprises qui choisissent de s’engager dans un tel dispositif !
A l’occasion du 18 décembre, Journée Internationale des Migrants, les associations Amnesty ULB, Associations des immigrants latino-américains, CIRÉ, CNCD, LDH, JAVVA, Siréas, Solidarité Universelle, PICUM, organisent, du 6 au 18 décembre 2011, une série d’événements citoyens pour informer, réfléchir et s’unir autour des migrants.
Sous l’égide de la « Journée d’action globale contre le racisme et pour les droits des migrants, réfugiés et personnes déplacées », organisée au niveau mondial, et sous l’impulsion des forums sociaux mondiaux de Quito et de Dakar et de la Charte Mondiale des Migrants, nous appelons à repenser les migrations, en Belgique, en Europe et au niveau global, dans une vision d’ouverture, de liberté et de respect des droits humains.
Ces rencontres vous invitent à faire le point sur les politiques belges et européennes en matière d’immigration, à remettre les migrants au cœur de la citoyenneté et à vous joindre à des actions de soutien, de sensibilisation et de dénonciation.
Vous y recevrez un « couvre passeport de citoyenneté universelle » ! Allez-y nombreux !
Les partenaires du projet Génération + (EGID et URGC - HEC-ULg, Forem, FSE) et le consortium diversité Wallonie organisent un colloque Gestion des âges le 8 et 9 décembre à Liège à Hec, dans le cadre du plus grand marché de Noël de Belgique.
Il y aura des communications scientifiques mais aussi un séminaire de travail entre équipes de recherche travaillant sur la gestion des âges et la présentation de plusieurs outils très concrets pouvant aider les employeurs.
De la petite à la grande entreprise, le 14 décembre prochain, une dizaine d’employeurs bruxellois recevra le label diversité.
Ces labels seront remis en présence de Benoît Cerexhe, Ministre de l’Economie et de l’Emploi en Région de Bruxelles-Capitale, de Grégor Chapelle, Directeur général d’Actiris et des entreprises déjà labellisées.
Des interventions et discussions viendront alimenter ce moment officiel :
- ULB - METICES présentera les conclusions de l’évaluation menée sur les plans de diversité bruxellois.
- Edwin Hoffman, spécialiste international de la diversité et de la communication interculturelle, apportera une contribution sur le thème « Rencontres de personnes, pas de cultures ».
Badiane, HAXY, Handicap & Santé, Accétics et le CRETH vous convient aux "pépites créatives". En effet, du 21 au 26 novembre se déroule une initiative de Monsieur le Ministre Marcourt : la Semaine de la Créativité. Ainsi, le Département de Psychologie des FUNDP vous invite à découvrir certains de ses projets par l’intermédiaire d’activités ludiques et participatives ce samedi 26 novembre, à partir de 10h aux Facultés de Namur (61 rue de Bruxelles, 5000 Namur). http://www.creative-wallonia.be/projets/la-semaine-de-la-creativite/participer/les-evenements/~fundp-creth.htm?lng=fr
Pour rappel, le Département a pour particularité de se centrer sur la thématique du handicap par différents angles d’approches. En petits groupes, vous aurez l’occasion de manipuler des outils ayant trait à la vie sexuelle et affective, d’approcher la thématique de l’enfance, mais aussi l’accessibilité des lieux publics ou encore l’apport des nombreuses technologies adaptées. Inscription obligatoire au plus tard ce jeudi 16h (email : kateline.terwagne@fundp.ac.be ou téléphone : 081/72.44.30 - 081/72.44.34).